Expertises écologiques & biodiversité
Aix-en-Provence — études d'impact, ERC, dossiers réglementaires

ARKENOR conduit les études d'impact environnemental (L.122-1), les dossiers d'examen au cas par cas (R.122-2), les dossiers espèces protégées (L.411-2) et évaluations Natura 2000 (L.414-4), structure la séquence Éviter-Réduire-Compenser (L.163-1) et instruit les demandes d'autorisation de défrichement (L.341-3 du Code forestier). Intervention sur Aix-en-Provence, Marseille, Nice, Toulon et toute la région PACA.

Contexte réglementaire

La biodiversité est devenue un facteur de risque de premier plan.

Ce qui relevait jadis d'une formalité est devenu un risque majeur sur le calendrier et le budget des projets. Les jurisprudences récentes (contentieux espèces protégées, dérogations L.411-2 refusées, dossiers CNPN retournés, autorisations de défrichement contestées) montrent que l'expertise écologique n'est plus un livrable optionnel mais un prérequis de sécurisation juridique.

Le cadre est national et articulé autour de plusieurs articles du Code de l'environnement. En voici la hiérarchie, de l'amont vers l'aval du projet :

  • L.110-1 et L.110-2 du Code de l'environnement — Principes fondamentaux : précaution, prévention, participation, responsabilité. Socle applicable à tout projet, y compris aux opérations non soumises à étude d'impact (pré-diagnostic, projet de moindre ampleur). C'est la base juridique de la démarche écologique responsable.
  • L.122-1 du Code de l'environnement — Article pivot qui régit à la fois l'étude d'impact environnemental (EIE) et l'examen au cas par cas. Il définit la procédure, le contenu attendu, la conduite des inventaires sur un cycle biologique complet (typiquement quatre saisons) et la restitution sous forme de Volet Naturel de l'Étude d'Impact (VNEI, R.122-5).
  • R.122-2 du Code de l'environnement (annexe) — Tableau des seuils applicables à l'article L.122-1. Selon la nature du projet et son ampleur, il détermine si celui-ci relève d'une EIE systématique, d'un examen au cas par cas, ou d'aucune procédure. C'est l'outil de qualification en phase amont.
  • L.411-1 et L.411-2 du Code de l'environnement — Interdiction stricte de destruction des espèces protégées et de leurs habitats. Toute dérogation nécessite un dossier CNPN (Conseil National de Protection de la Nature) argumentant l'intérêt public majeur, l'absence d'alternative et le maintien en bon état de conservation.
  • L.414-4 du Code de l'environnement — Évaluation des incidences Natura 2000. Obligatoire pour les projets situés dans ou à proximité d'un site du réseau (nombreux en PACA : Alpilles, Sainte-Baume, Calanques, Mont Ventoux…). La conduite d'inventaires faune-flore n'est pas explicitement exigée par le texte, mais elle sécurise fortement l'argumentation de l'évaluation d'incidence.
  • L.341-3 du Code forestier — Autorisation de défrichement, requise dès que le projet prévoit de détruire l'état boisé d'une parcelle au-dessus des seuils départementaux. Dossier avec analyse écologique, mesures compensatoires boisées possibles.
  • L.163-1 du Code de l'environnement — Séquence Éviter-Réduire-Compenser. La démarche ERC n'est pas une loi autonome : c'est une méthodologie nationale convoquée par chaque article spécifique ci-dessus (étude d'impact, dérogation espèces protégées, évaluation Natura 2000, défrichement). La loi pour la reconquête de la biodiversité de 2016 a renforcé les principes posés par les articles L.110-1 et L.163-1, notamment l'exigence d'équivalence écologique, d'additionnalité et de pérennité des mesures compensatoires.

Notre posture : produire des dossiers qui passent — pas seulement des rapports qui remplissent une case. Cela suppose des inventaires menés aux bonnes saisons, par les bons taxonomistes, avec une méthodologie traçable et des mesures compensatoires véritablement équivalentes, additionnelles et pérennes.

Nos missions

Huit types d'interventions écologiques.

Inventaires faune-flore

Inventaires sur un cycle biologique complet : flore vasculaire, habitats (typologie EUNIS / Corine Biotopes), oiseaux, mammifères, chiroptères, reptiles, amphibiens, insectes (lépidoptères, odonates, orthoptères, coléoptères saproxyliques).

Examen au cas par cas (art. L.122-1, seuils R.122-2)

Constitution du dossier d'examen au cas par cas pour l'autorité environnementale, lorsque le projet relève de cette procédure au regard du tableau R.122-2. Description du projet, enjeux pressentis, argumentation sur la nécessité (ou non) d'une étude d'impact complète.

Études d'impact environnemental (art. L.122-1, seuils R.122-2)

Analyse des impacts directs, indirects, temporaires, permanents, lorsque le projet y est soumis par les seuils R.122-2 ou après décision de soumission sur cas par cas. Volet naturel de l'étude d'impact (VNEI) conforme au R.122-5 du Code de l'environnement, cartographie des enjeux et inventaires sur un cycle biologique complet.

Séquence ERC (L.163-1)

Dimensionnement des mesures Éviter-Réduire-Compenser selon le guide MTES 2017. Équivalence écologique, ratios de compensation, localisation des sites, plans de gestion, suivi trentenaire minimum.

Dossier CNPN / L.411-2

Constitution du dossier de dérogation espèces protégées : justification de l'intérêt public majeur, absence d'alternative, maintien de l'état de conservation. Accompagnement jusqu'à l'avis CNPN.

Évaluation Natura 2000 (L.414-4)

Évaluation d'incidence Natura 2000 : screening, évaluation simplifiée, évaluation complète selon les enjeux. DOCOB, habitats et espèces des directives Habitats et Oiseaux.

Autorisation de défrichement (L.341-3)

Constitution du dossier de demande d'autorisation de défrichement au titre du Code forestier. Analyse des rôles du bois (écologique, économique, protection des sols, paysager), mesures compensatoires boisées dimensionnées selon les coefficients DDT.

Étude Préalable Agricole (EPA)

Obligatoire pour les projets soumis à étude d'impact consommant au-delà du seuil départemental de terres agricoles (Code rural L.112-1-3). Diagnostic agricole, analyse des atteintes, mesures de compensation agricole, dossier CDPENAF.

Phase chantier

Suivi écologique des travaux — maîtrise du risque.

Les mesures ERC ne valent que si elles sont effectivement mises en œuvre. Nous assurons le suivi écologique de chantier : validation des emprises, balisage des zones à éviter, encadrement des défrichements en période favorable (hors période de nidification et de reproduction), réception des mesures réalisées, rapports réguliers à la maîtrise d'ouvrage et aux services instructeurs DREAL.

Sur les projets dont le contexte l'exige, nous prenons contact en phase amont avec les gestionnaires d'espaces naturels concernés (services de la DREAL en premier lieu, et le cas échéant services des Parcs nationaux ou régionaux, CEN PACA, Conservatoire du Littoral). Cette interaction amont sécurise l'instruction ultérieure et évite les blocages tardifs liés à une méconnaissance du contexte local.

Cadre réglementaire biodiversité

Articles du Code de l'environnement à connaître.

1 an mini

Cycle biologique complet faune-flore

Inventaires 4 saisons — phénologie printemps/été clé

L.411-2

Dérogation espèces protégées (dossier CNPN)

Code de l'environnement — Conseil National Protection Nature

L.414-4

Évaluation d'incidence Natura 2000

Code de l'environnement — directives Habitats & Oiseaux

30 ans

Durée minimale suivi mesures compensatoires ERC

Loi biodiversité 2016 — Guide MEEM 2017

Zone d'intervention

Expertises écologiques sur toute la région PACA.

Nos écologues interviennent sur l'ensemble des habitats méditerranéens — garrigues, pinèdes, zones humides littorales, ripisylves, falaises, pelouses sèches calcicoles — avec une connaissance approfondie des cortèges patrimoniaux régionaux (tortue d'Hermann, lézard ocellé, proserpine, chiroptères cavernicoles, flore endémique provençale).

Aix-en-Provence
Marseille
Nice
Toulon

FAQ expertises écologiques

Questions fréquentes sur les inventaires et la séquence ERC.

Un inventaire quatre saisons nécessite a minima un cycle biologique complet — soit un an. Il faut prévoir l'inventaire dès la phase amont du projet (pré-faisabilité ou faisabilité), pas au moment du dépôt du PC : les meilleurs inventaires se font au printemps et en été (entre mars et septembre), moments de la plus grande détectabilité des taxons protégés méditerranéens (proserpine, magicienne dentelée, lézard ocellé, tortue d'Hermann, orchidées xérophiles).
Dès qu'une espèce protégée ou son habitat est susceptible d'être détruit, déplacé ou dégradé par le projet. Le dossier de dérogation n'est pas une formalité : il doit démontrer un intérêt public majeur, l'absence d'alternative satisfaisante, et le maintien en bon état de conservation de l'espèce (réf. art. L.411-2 du Code de l'environnement). Les refus deviennent fréquents sans dossier solide — la jurisprudence récente serre la vis.
Deux cadres distincts qui peuvent se cumuler. ERC (Éviter-Réduire-Compenser) concerne la biodiversité — Code de l'environnement L.110-1, loi biodiversité 2016. EPA (Étude Préalable Agricole) concerne les terres agricoles consommées au-delà de 1 ha — Code rural L.112-1-3, dossier CDPENAF. Un projet peut devoir produire les deux dossiers indépendamment, avec des mesures compensatoires distinctes.
Oui — c'est même le moment où notre expertise a le plus de valeur. Un diagnostic écologique de pré-faisabilité identifie les sites à éviter (ZNIEFF 1 et 2, Natura 2000 ZSC/ZPS, ENS, corridors écologiques SRCE/SRADDET, zones humides loi sur l'eau) et oriente le choix d'implantation avant d'engager des études coûteuses sur un site qui sera bloqué.
Oui. ARKENOR conduit les expertises écologiques et conseille la maîtrise d'ouvrage. La certification biodiversité tierce partie est assurée par IRICE (Effinature), filiale du groupe NORMAXIS — avec une séparation stricte des rôles pour garantir l'impartialité ISO/IEC 17065. Une opération conduite par les écologues ARKENOR ne peut être certifiée par IRICE qu'avec une muraille de Chine documentée.
L'ensemble des cortèges PACA : garrigues à Quercus coccifera, pelouses sèches calcicoles, pinèdes et chênaies vertes, ripisylves méditerranéennes, lagunes littorales, falaises continentales et littorales, zones humides à Cladium mariscus, milieux dunaires, milieux saumâtres camarguais, prairies humides à orchidées. Connaissance approfondie des taxons protégés régionaux (tortue d'Hermann, lézard ocellé, magicienne dentelée, proserpine, chiroptères cavernicoles).
Notre interlocuteur principal est la DREAL, en tant qu'autorité environnementale et service instructeur des dossiers. Lorsque le contexte d'un projet le justifie (présence dans ou à proximité d'un Parc national, d'un Parc naturel régional, d'un site géré par un CEN ou par le Conservatoire du Littoral), nous prenons contact en phase amont avec le gestionnaire concerné pour présenter le projet et intégrer ses attentes dans notre cadrage. Cette démarche amont sécurise l'instruction ultérieure et évite des blocages tardifs.

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Contactez-nous en amont pour cadrer les inventaires et le calendrier réglementaire. Réponse sous 48 h.

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